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Date

28 juin 2021

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Méthodes agiles – Comment s’y retrouver ?

Méthodes agiles – Comment s’y retrouver ?

Pourvu que vous vous intéressiez, même de loin, à l’écosystème tech, sans doute avez-vous déjà entendu parler des méthodes agiles. 

Celles-ci sont de plus en plus adoptées par les entreprises, surtout dans l’univers du développement de produits informatiques. À quoi correspondent-elles exactement ? Quels en sont les fondements et les principes ? Existe-t-il plusieurs méthodes agiles et comment peut-on s’y former ?

L’agilité qu’est-ce que c’est ? 

De façon très simple, l’agilité est une philosophie de gestion de projet. Une approche qui permet de dépasser des pratiques classiques rigides jugées trop longues et trop coûteuses, notamment dans le cadre de développement de produits digitaux. 

Et pour cause, le développement d’un produit exige rapidité, efficacité, souplesse et communication. L’agilité est axée sur l’action collective et sur le dialogue entre toutes les parties prenantes (y compris les utilisateurs finaux).

Dès les années 90, des solutions qui s’inscrivent dans cette optique voient le jour : RAD (Développement Rapide d’Application), XP (Extreme programming) ou Scrum par exemple.

Le concept d’agilité est cependant formalisé et prend tout son sens en 2001, à travers la publication du Manifeste Agile. Publié par 17 experts du développement de logiciels, celui-ci compile des pratiques et techniques dont certaines remontent aux années 1930.

En une vingtaine d’années, cette impulsion entraîne bon nombre d’organisations dans son sillage. On ne compte plus les entreprises qui se sont tournées vers l’agilité et ne jurent que par elle. Mais en quoi consiste-t-elle exactement et, avant tout, quels sont ses véritables atouts ?

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Approche agile : les principes fondamentaux

Une démarche centrée client

Une entreprise utilisant la méthode agile place le client (ou l’utilisateur final, dans le cadre d’un produit interne) au centre de ses projets de développement. Celui-ci est impliqué de la conception du produit jusqu’à la livraison et la prise en main du produit. 

Il dispose ainsi d’une meilleure visibilité de l’avancement des travaux qu’avec une méthode classique et peut, surtout, apporter un feedback régulier. Ainsi, le produit est progressivement adapté en fonction de ses attentes

Quelle meilleure manière de se prémunir contre « l’effet tunnel », qui guette les développeurs dans une gestion de projet plus classique. Lorsque le projet est géré au fil de l’eau (on parle de gestion de projet waterfall), les développeurs sont en effet exposés au risque d’avancer à l’aveugle et de mener le projet à son terme… avant de découvrir une fois le produit livré que celui-ci ne répond pas aux attentes des utilisateurs finaux.  

Dans les méthodes agiles, toutes les parties prenantes sont placées au cœur du projet et ont donc un aperçu, presque en temps réel, des résultats auxquels elles peuvent s’attendre.

Pour cela, les développeurs procèdent par itérations incrémentales et adaptatives. En résumé, ils donnent à voir une version minimale du logiciel ou de l’application par exemple puis y intègrent des fonctionnalités supplémentaires par processus itératifs. Ceux-ci réunissent une série d’instructions à répéter selon le besoin. Pour un logiciel, il regroupe des tests unitaires, le développement, l’intégration puis la relecture et l’amélioration des codes.

Une méthode orientée sur le produit

Le produit est bien plus important que les principes et théories. Pour cela, dans une approche agile, il voit très rapidement le jour avant d’être progressivement optimisé. Bien loin d’un plan rigide, le changement et la flexibilité sont ici les maîtres mots. 

Le dialogue au centre des projets

La décision hiérarchique unilatérale est reléguée aux oubliettes. Développeurs, chefs de projet, clients, utilisateurs communiquent et collaborent étroitement tout au long du projet. La souplesse est de mise, garantie d’une grande adaptabilité et d’une réactivité indispensable. La créativité et l’inventivité sont privilégiées à la mise en œuvre de procédures figées. Vrai symbole des méthodes agiles, le « stand up meeting » réalisé chaque jour. Ce point quotidien commun à tous les membres de l’équipe permet d’avancer tous ensemble et de partager les actions à prévoir.

Les avantages des méthodes agiles

L’agilité permet de répondre aux transformations du monde du travail. Le changement y est permanent. Il faut donc désormais faire appel à l’intelligence collective, développer une culture du changement et favoriser la réactivité, l’adaptation et l’innovation des équipes.

Grâce aux méthodes agiles, celles-ci deviennent plus performantes et restent durablement motivées. Elles peuvent livrer des produits sur mesure correspondant exactement aux besoins des utilisateurs finaux dans un délai réduit et à moindre coût. 

Quelles sont les différentes méthodes Agiles ?

Il existe plusieurs méthodes agiles. Parmi elles, Scrum, XP et RAD, mais on pourra également citer Rational Unified Process (RUP), ou Feature Driven Development (FDD). 

Quelles sont leurs caractéristiques et leurs différences ? 

Scrum

Il s’agit, de loin, de la méthode la plus utilisée. Le terme Scrum signifie « mêlée » au rugby. La méthode Scrum s’appuie sur des sprints, périodes assez courtes pouvant aller de quelques heures jusqu’à un mois (mais généralement fixées à deux semaines). À la fin d’un sprint, l’équipe présente le produit sur lequel elle a travaillé. 

La méthode Scrum réunit trois acteurs principaux :
le Product Owner, le Scrum Master et l’équipe opérationnelle. Autant de profils très recherchés sur le marché aujourd’hui.

Quelques termes clés sont emblématiques du fonctionnement de la méthode Scrum :
. le product backlog (carnet du produit) est le document intégrant les exigences initiales du client qui sont amenées à évoluer ;
. le sprint backlog (carnet de sprint) est le but défini par l’équipe à chaque début de sprint ;
. le scrum, la mêlée, est une réunion d’avancement organisée tous les jours durant le sprint, d’où la méthode tire son nom.

Pour tout savoir sur le rôle d’un Scrum Master, découvrez notre article dédié :

EXtreme Programming (XP)

La méthode EXtreme Programming convient plutôt aux petits et moyens projets. Les cycles itératifs durent une à deux semaines. Le client pilote le projet et choisit les fonctionnalités à implémenter. Ici il n’y a pas de sprint. Les retours clients/équipe peuvent se faire dans l’heure. L’équipe est scindée en binômes qui se chargent de revoir régulièrement les codes. 

Rapid Application Development (RAD)

Il s’agit de la plus ancienne des méthodes agiles. Le cycle de développement y est de 90 à 120 jours et inclut cinq grandes phases : l’initialisation, le cadrage, le design, la construction et le contrôle. 

Kanban

La méthode Kanban est une autre méthode très prisée au sein des organisations. Celle-ci convient bien à la gestion de plusieurs projets. Elle fonctionne grâce à la visualisation des flux de travail dans un tableau qui permet de prioriser et suivre l’avancement des tâches à accomplir par chacun. Elle se concentre sur l’amélioration continue, à la différence de Scrum par exemple qui se base sur des cycles de 2 à 4 semaines.

Comment se former aux méthodes agiles ?

Travailler en mode agile ne s’improvise pas. Heureusement, il existe de nombreux moyens de s’y former. 

Cela peut être fait en autodidacte. Les blogs permettent dans un premier temps de se familiariser avec cette méthode. YouTube regorge également de ressources. Enfin, les livres se multiplient sur le sujet. 

Par ailleurs, des formations en présentiel sur des métiers précis tels que Scrum Master ou Product Owner sont disponibles un peu partout en France. Des formations en ligne, e-learning ou MOOC permettent également de se familiariser avec les méthodes agiles.

Enfin, il est également possible de suivre une communauté de pratiques agiles lors de leurs rencontres en présentiel ou sur les plateformes digitales. 

La méthode agile est une méthode adaptée aux attentes des clients et des équipes. Elle favorise la motivation de ces derniers ainsi que leur productivité et permet la baisse des coûts de production. Adoptée par les entreprises de l’écosystème tech, elle l’est de plus en plus dans l’ensemble des secteurs où il est possible de diviser les projets en sous-projets : ingénierie, construction, industrie, etc. 

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Date

28 juin 2021

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Rédigé par
Thomas Motti
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